Ragoût d’agneau, brochettes de bœuf mariné, paupiettes, émincé de veau ou filets mignons de porc. Le choix est vaste sur les étals de la Boucherie Nyffeler. Mais c’est surtout le cervelas, emblème culinaire national, qui fait la réputation de cette enseigne familiale de Moutier (BE).
Concoctée par ses grands-parents il y a septante-cinq ans, sa recette a décroché l’année dernière le prix du Meilleur cervelas froid parmi 114 concurrents à l’occasion de la première édition du Swiss Cervelas Summit. Une reconnaissance qui attire aujourd’hui une clientèle loin à la ronde. «Certaines personnes viennent de Zurich, de Lausanne et même de Genève. Plusieurs points de vente nous ont aussi contactés pour les distribuer. Notre production a été multipliée par six après le concours. Les retombées ont été impressionnantes, on ne s’attendait pas à un tel succès, même si nos cervelas sont connus depuis longtemps», s’étonne Bastian Nyffeler dans la salle de pause située au-dessus du magasin.
«Quelques années avant sa retraite, mon père a lancé un appel auprès de ses collaborateurs pour remettre la boucherie. Voyant que personne n’était intéressé, j’ai eu envie de tenter l’aventure», raconte le jeune entrepreneur. Il quitte alors son poste et s’engage un an et demi aux côtés de son paternel, pour se faire une idée du métier. «Cette expérience m’a plu et convaincu d’entreprendre mon CFC de boucher», confie le trentenaire, ravi de pouvoir faire perdurer l’héritage familial. «Ce que j’aime dans ce métier, c’est la diversité des tâches. Entre le travail en laboratoire, le bureau, le service traiteur et le contact avec la clientèle, on touche à tout, c’est une activité très variée.»
Source: Terre&Nature
Photo: Guy Perrenoud